Section Paris 14ème

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Rendez-vous le 1er mai pour fêter les travailleurs !

Comme tous les ans, le PCF va participer à la fête des travailleurs. Dans le 14ème comme ailleurs, nous vous proposerons d'acheter notre muguet nantais aux 5 coins de l'arrondissement:

Porte d'Orléans (près de la Poste)
Alésia (près du métro)
Tombe-Issoire (32, rue Saint-Yves)
Plaisance (près du métro)
Denfert-Rochereau (rue Daguerre)

Tous ces points de vente seront  ouverts et chaleureux de 8h à 12h. Ce sera également l'occasion d'échanger avec les militants communistes de l'arrondissement.

Nous partirons ensuite au défilé syndical à 14h15 de notre local situé au 32, rue Saint-Yves (métro Alésia ou Porte d'Orléans).

N'hésitez pas à nous rejoindre pour participer au défilé avec les militants de votre arrondissement !

 

D'où vient la fête des travailleurs?

On entend beaucoup de bêtises sur la fête du travail et des travailleurs le 1er mai. Son origine est multiple.
En 1793, pendant la Révolution Française, une fête du travail est instituée, le 1er pluviose (équivalent du 20 janvier).

Au milieu du XIXème siècle, des initiatives locales de fêtes du travail ou fêtes des travailleurs sont prises, en particulier dans les bastions ouvriers, comme les familistères et les bassins miniers.

En 1886, les ouvriers des Etats-Unis lancent une grève générale le 1er mai pour revendiquer la journée de 8 heures. A Chicago, ville ouvrière où les tensions sont particulièrement fortes, un massacre est déclanché par la police, et 7 ouvriers sont tués.

Trois ans plus tard, la 2ème Internationale décide, en hommage à ces martyrs, de faire du 1er mai la journée internationale de lutte pour la journée de 8 heures. C'est le 1er mai 1890 que, pour la 1ère fois, des défilés ont lieu dans le monde entier pour célébrer les luttes syndicales.

Des "1er mai" qui ont marqué l'histoire de France

En 1891, alors que le défilé du 1er mai n'a qu'un an en France, il signe à Fourmies, dans le Nord, son acte de naissance dans le sang. Voici comment le décrit l'historien Maurice Agulhon:

Le premier jour de mai était encore reconnu ici, ansi que dans quelques autres régions de France profonde, comme une date du vieux cycle (agraire) des fêtes du printemps. Par exemple (détail à retenir), les jeunes gens conservaient la coutume d'aller au bois ce jour-là, couper une branche d'aubépine en fleur pour l'offrir à leur fiancée. [...]
Pour prêter main forte [aux] industriels, deux compagnies d'infanterie de ligne sont envoyées par le sous-préfet d'Avesnes pour renforcer, en cas de troubles, la gendarmerie locale. La journée du 1er mai commence donc dans une atmosphère tendue. Beaucoup de grévistes sont dans les rues [...] et ils chantent "C'est huit heures (ter) qu'il nous faut!"

L'un des rassemblements devant une usine ouverte est chargé par des gendarmes à cheval. [...] Quelques manifestants [sont] incarcérés dans la salle de police au rez-de-chaussée de la mairie. La nouvelle connue dans l'après-midi, les cortèges de grévistes se font de plus en plus nombreux et vont converger devant le bâtiment municipal pour exiger la libération des camarades. Le refrain est devenu "C'est nos hommes (ter) qu'il nous faut!". [...]

L'un des commandants de compagnie du 145è de ligne, voyant sa troupe plier sous la poussière de la foule, [donne] l'ordre d'ouvrir le feu. Quelques salves, deux ou trois minutes en tout peut-être, l'effroi, la débandade, la stupeur. On trouve à terre neuf morts et trente-trois blessés. Des neuf morts, un seul était un adulte (trente ans, père de deux enfants), les huit autres étaient des ouvriers adolescents - entre 12 et 20 ans - quatre gars et quatre filles. L'histoire a retenu le nom de l'une d'elles: Maria Blondeau parce que, sous les balles, elle tenait encore à la main la branche d'aubépine que son amoureux lui avait offerte au matin.

Maurice Agulhon, La République, Tome I, Hachette, 1990.

 

Le 1er mai 1907, alors que les travailleurs, depuis le massacre de Fourmies, défilent avec un brin d'aubépine à la veste en hommage à Maria Blondeau, celui-ci est changé, à Paris, par un brin de muguet, qui est un symbole de l'Île-de-France. La CGT commence à vendre des brins de muguet avant et pendant le défilé.

Le 1er mai 1919, le peuple est armé, sort d'une terrible guerre, ne veut plus accepter d'être exploité. Des grèves insurrectionnelles se font jour, et font écho à la révolution bolchévik de 1917 en Russie. Par crainte d'un 1er mai révolutionnaire, le gouvernement accorde enfin la journée de 8 heures, par anticipation... le 30 avril !

Le 1er mai 1936, c'est aux cris de "Unité ! Unité !" que défilent les travailleurs. Cette unité, c'est à la fois celle du Front Populaire qui voit les candidatures communes de candidats PCF et SFIO aux élections législatives, mais c'est aussi l'unité de la CGT, qui depuis 1921 était divisée entre la CGT socialiste et la CGT-U communiste. C'est donc le 1er mai 1936 que les deux CGT se réunissent.

Le 1er mai 1941, le droit de grève a été supprimé par le Maréchal Pétain. Mais le dictateur redoute que, bravant l'interdiction, les ouvriers de la CGT (interdite) et du PCF (interdit également) se mettent spontanément en grève. Il annonce donc que le 1er mai est un jour chômé, et qu'il devient la fête du travail dans la concorde nationale, c'est à dire la collaboration entre patronat et ouvriers dans une optique corporatiste.

Le 1er mai 1947 est, pour la première fois, un jour férié, suite à la décision du ministre communiste Ambroise Croizat, qui en fait une date officielle de fête des travailleurs.

Le 1er mai 1954, les rassemblements sont interdits à cause de la guerre d'Algérie. Ils le resteront pendant 14 ans, faisant presque tomber dans l'oubli la tradition des défilés syndicaux.

C'est le 1er mai 1968 que le PCF et la CGT appellent à nouveau à défiler dans Paris. 100 000 personnes répondent à l'appel, et marchent entre République et Bastille. C'est la première étincelle d'un mois de mai explosif.

Le 1er mai 2002, alors que pour la première fois, le 2ème tour de l'élection présidentielle met en ballotage un candidat de droite et un candidat d'extrême-droite, la gauche défile de façon unitaire et massive (500 000 manifestants) pour dire NON au discours raciste, xénophobe, nationaliste et criminel du Front National.

Le 1er mai 2012, le président de la République sortant, Nicolas Sarkozy, appelle à fêter "le vrai travail" en renouant avec le discours anti-syndical de Pétain. Il appelle donc à un rassemblement de ses partisans au Trocadéro. Dans le même temps, la candidate du Front National entend fêter Jeanne d'Arc avec ses militants. Les résultats sont clairs: 5 000 personnes autour de la candidate fasciste, 30 000 personnes autour du président de la République, 750 000 personnes dans toute la France avec les syndicats et le Front de Gauche.

 

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